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Quelques anciennes traditions du village Raffour :
Tajmaâit : c’est le comité du village, Les membres le formant sont en général des personnes âgées, qui se réunissaient pour
des mises au point concernant la communauté ou pour préparer des traités temporaires ou durables. Une fois les décisions
sont prises, ils les annonçaient au cours d’une assemblée du village qu’ils conviennent sous forme orale. Le comité décide et
impose. Il a le pouvoir et l’autonomie des décisions.
Tammuqint : interdiction de manger les fruits de la partie sud tant que ceux de la partie nord ne sont pas murs.
Awedjeb : premier jour de labour.
L'artisanat : il est inhérent aux modes de vie mêmes de la population.
Poterie : Fabrication des ustensiles par l’argile avec des motifs de décoration originaux.
Les peaux des animaux sont utilisées comme souliers, sacs, outres, tapis etc.
Le bois est utilisé comme madrier, chevron, piliers, louches, cuillères etc.
Tissages : c’est un art ancien de fabrication artisanale de couvertures, de burnous riches en soie avec des styles dont le temps
n’a rien altéré de sa beauté.
Achmel : volontariat obligatoire pour un intérêt public.
Tiwizi: volontariat pour construire une maison, cueillir les olives, défriché les terres etc.
Timechret : sacrifice des bêtes pendant la fête de Taachourt soit un mois et dix jours après l’Aid el Kibir et distribuer la
viande à l’ensemble des citoyens chacun avec sa part, le bébé comme le vieux ou le jeune. un regroupement d’Hommes dit
agraw fait la collette d’argent dit l’aachour, soit une partie de l’argent conservé chez soi pendant un an sans roulement et en
contre partie les donneurs reçoivent « la dawa » c’est à dire la bénédiction.
Tunticht : un repas que donne une famille pendant les fêtes religieuses notamment le mouloud, la Tachabane etc. à leurs filles
mariées.
Tizimit : c’est le sommet d’une colline nue, rien entre ciel et terre, habitait jadis par nos aïeux pour se protéger des ennemis.
Pour rejoindre le sommet de cette colline, tous les chemins montent.
Tamggut: le sommet du Djurdjura est visité les premiers mercredis du début de Tassentit (début du mûrissement des figues),
les visiteurs racontent leurs soucis à la montagne via son sommet qui exaucera les vœux de chacun. Certaines femmes
profitent de l’occasion pour appeler leur mari et enfants qui se trouvent loin notamment les émigrés qui sont partis depuis
longtemps sans signe de vie pour les rappeler à la maison. Un quête est faite sur place pour acheter des bêtes à sacrifier pour
ce jour, et chaque visiteur aura sa part de viande.
Ttabbeyouth : une quête faite discrètement par une personne, loin des yeux et des oreilles en vue d’organiser une timechret
afin de prier Dieu via le sacrifice des bêtes de leur donner de la pluie pendant le moment de sécheresse.
Aqwdhar : le cheptel, cette tradition permet de faire un Achmel pour construire des cabanes aux bergers désignés durant le
rassemblement pour garder les bœufs de toutes les familles. Les bergers sont payés par les familles qui donnent leurs bœufs à
cet effet. Cette tradition est en voie de disparition.
La poésie :
De grands poètes ont marqué l’histoire du village. Jadis, on parlait du poète d’Ath Idrijen dont le texte d’un de ses poème est
récité encore de nos jours par les vieux et dont le titre est la neige.
Les poètes actuels sont nombreux on peut citer Kechadi AbdAllah grand poète des temps modernes.
D’autres poètes existent et participent à la vie culturelle du village : on peut citer Askeur Nacer qui maîtrise également
l’Harmonica et la flûte. Akkouche Mohand Akli, Saidi Yahia etc.
Parmi les femmes on trouve Amarouche Dalila grande poétesse, M.F. etc.
DEMANDE DE LA MAIN DE LA FILLE :
Quand un jeune homme décide de se marier, il en parle à sa mère, et lui propose la fille qu’il souhaite épouser. Si les parents
du garçon ne s’opposent pas à l’union, c’est à la mère que revient la première tâche celle de se présenter chez les parents de
celle-ci, notamment auprès de sa mère pour lui formuler la demande. A défaut, la mère du garçon envoi un proche à la fille
(tante, cousine…) pour faire la demande à sa place.
L’ACCORD :
Si la fille et ses parents sont d’accords, ils demandent au garçon et à sa famille de se présenter pour un premier contact. Le
garçon accompagné de ses parents et de quelques proches en nombre très réduit, iront demander concrètement la main de la
fille auprès de ses parents. En ce jour, le garçon, ses parents et ceux qui l’ont accompagné doivent donner de l’argent à la
fille dit TIŽRI (la vue).
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